lundi 20 mai 2013

Energie Eolienne



Savons-nous combien de kW/h nous consommons en moyenne dans notre foyer ?
Ma note de synthèse sur l’énergie éolienne commencera par la phrase suivante : la meilleure énergie est celle que l’on ne consomme pas.
Toutefois notre société française repose aujourd’hui sur une énergie électrique abondante et à faible coût. Combien de temps cela va-t-il durer ? Quelle sera l’énergie de demain ?
Parmi les énergies renouvelables, nous allons étudier l’énergie éolienne selon quatre plans : historique, technologique, sociétal et politique.

Les « moulins à vent » d’aujourd’hui ont eu du mal à se développer en France pour plusieurs raisons. Principalement d’ordre juridique. En effet, il faut un délai de huit à dix ans pour obtenir de l’énergie éolienne sur un territoire. Le parcours pour la création d’un parc éolien est donc semé d’embuche à cause des différentes modifications de lois et de l’ouverture du marché de l’énergie finalisée en 2007. De plus, l’équilibre économique d’une telle filière est compliqué à trouver car il n’y a pas de vision à long termes sur la politique énergétique nationale. 

Sur un plan technique, une éolienne se compose d’un mat et de pales qui captent l’énergie cinétique du vent et font tourner une génératrice. L’analyse du cycle de vie d’un parc éolien a été étudiée et bénéficie d’un procédé éprouvé. Ces deux facteurs font que l’on peut se fier à cette énergie. La problématique principale de cette technologie est le stockage. En effet, le déplacement d’électrons doit répondre à la puissance appelée sinon c’est le black-out. L’énergie éolienne est donc complémentaire avec d’autres énergies renouvelables.

D’un point de vue sociétal, depuis l’ouverture du marché de l’énergie les différentes lois ont supprimé le monopole historique d’EDF. Nous observons aujourd’hui une multiplication des acteurs. L’un d’eux se démarque du lot c’est Enercoop car il fournit au Réseau d’Electricité de France uniquement de l’énergie renouvelable. L’autre particularité de cette structure est sa forme coopérative (une personne = une voix). La société coopérative d’intérêts collectifs Enercoop soutient le fond d’investissement «  Energie partagée ». Ce fond permet au citoyen d’investir par exemple dans un parc éolien et ainsi de se réapproprier les questions d’énergies. Ces deux structures permettent également aux collectivités territoriales d’être intégrées à la gouvernance.

97% des français sont favorables au développement des énergies renouvelables selon une étude de l’Ademe. Quant il s’agit d’éoliennes, personne ne peut dire que 97% des femmes et des hommes élus successivement depuis de nombreuses années mettent en œuvre des lois qui vont dans ce sens-là !

La politique énergétique française repose sur l’énergie nucléaire. Nous pouvons et devons indéniablement composer avec ce choix pendant les trente années à venir. Toutefois les autres énergies ne sont pas à délaisser, c’est ce qu’a fait le gouvernement actuel en réalisant un appel d’offre sur l’énergie éolienne offshore. Les coûts du mégawatt heure de ce type d’éolien est bien supérieur à celui du terrestre de l’ordre de 140€ contre 80€. Des appels d’offre pourraient également être réalisés par les régions qui connaissent leurs territoires afin de dynamiser la filière éolienne terrestre.

Les français respectent le protocole de Kyoto de 1997 grâce à l’énergie nucléaire. Cependant le troisième accident nucléaire nous rappelle la vulnérabilité de cette filière.
Il est important de se poser les bonnes questions et de prendre en compte les études réalisées par l’association Négawatt. Ce scénario en trois mots est dans l’ordre le suivant : sobriété, efficacité et production d’énergies renouvelables.
L’énergie éolienne comme toutes les énergies renouvelables a de l’avenir. Elle est indispensable, complémentaire et nécessaire. Investissons dans ces filières mais rappelons-nous « on ne peut économiser que ce que l’on mesure ! »